Titres

 

ANI  (M.Bercot / C.mercier)



Toute seule 

Sur un tapis géant

Rasta dorée

Les cheveux roulés

Le visage et les dents

La scène à croquer

Ani rêve et Ani rit


Toute seule 

Sur la scène en blanc

Guitares garées

En file indienne

« don’t be shy » dit-elle

Et elle donne, la belle,

Sa langue au chat


Pas de chi-chi, de discours,

Des ribambelles de rimel

Pas d’inquiétude

Sur le visage d’Ani

Animale, acrobatie   

La scène à ses pieds

Ani roule et Ani rit


Si vous voyez Ani

Dites-lui que ses plumes

Volent encore au-dessus de mon nid

Si vous voyez Ani

Dites-lui que ses plumes 

Servent de marque-page à la lune 


Toute seule 

Elle troque

Sa folie contre la mienne

Sa joie contre la leur

Ses peurs contre les nôtres

C’est forcé qu’on l’entoure

Ani meurt et Ani court


Toute seule

Elle sent l’amour

Besoin de personne

Y’a pas pire qu’une étoile

Enroulée dans un châle

Qui dégringole

Mais elle remet, la belle,

La balle dans son camp



Ce lundi d’automne

Je me demande

Si Ani prie

Et si oui que lui dit-elle ?

Qu’accroche t-il à ses ailes ?

J’applaudis même pas fort

Et je pense à Rickie       


Je pense à Rickie, Bonnie, Charlélie

A Chris, à Joni

Je regarde Ani, je me dis

Il faut de tout pour faire un monde

Ne pas oublier les i,  

Ni le o de Tom, le a de Jonatha

Il faut rire et grandir

Donner sa langue au chat


Si vous voyez Ani

Dites-lui que ses plumes

Volent encore au-dessus de mon nid

Si vous voyez Ani

Dites-lui que ses plumes 

Servent de marque-page à la lune 


Et moi je reste là

Pour un dernier caprice

Le dixième d’un d’indice  

Un ultime éclat

Alors une dernière fois

Une dernière mélodie

Elle va donner Ani

Sa langue au chat,

Sa langue au chat...

SEPT FOIS TROIS 21 (M.Bercot/ C.Mercier)



J'ai marché sur ma souffrance

Mis mes tripes de côté

J'ai préféré l'élégance

A toute forme d'ébriété


Immunisée contre l'amour

Ce serait pire encore

Mieux vaut souffrir 7 jours

7 vies c'est un peu fort        


C'est toujours trop rapide

Pour que la peur s'immisce 

Dans mon ventre encore humide 

Entre le cœur et le pubis  


J'ai de la tendresse

Pour le 1, le 2, le 3

C'est le 7 qui me blesse    

Pour la dernière fois


Je ne puis vous dire pourquoi

Ceci est si important pour moi

Une opération banale

Facile à retenir

Si vous saviez comme ça fait mal

Comme c'est pire

Ce que sept fois trois veulent dire pour moi


Je veux bien être à jeun

Piquer mon innocence

Vous n'y comprenez rien

Mais faites-moi confiance


20 ans que je murmure

J'ai dû dormir 2 heures

Sept fois c'est la blessure  

Qui me fait le plus peur


Mais je n'ai peur de rien                 

Heureusement pour elle

Elle a la clé de mon jardin       

Vue sur la Tour Eiffel                



Loïs, lui, a grandi

Il a tiré son épingle

Loïs a fait son nid

Entre le quatre et le cinq


Je ne puis vous dire pourquoi

Ceci est si  important pour moi

Une opération banale

Facile à retenir

Si vous saviez comme ça fait mal

Comme c'est pire

Ce que sept fois trois veulent dire pour moi.


Sept fois trois 21

La table de 7

Fois de trop

C'est certain

Une opération bénigne

J'aimerais pas vous y voir

21 c'est une énigme

Du poison dans le tiroir    

Ne faites pas les malignes

J'aimerais pas vous y voir

21 c'est un abîme

Un lapin pris dans les phares              


Dire que tout va bien

Mes larmes fondent en silence

Anouk a pris le train

Elle a quitté la France


Nous irons à Buenos Aires

Moi, mon Lou du printemps

Moi et mes 7 petites guerres

Moi, ma chair et mon sang


Je n'ai peur de rien

Heureusement pour elle

J'ai la clé de son jardin         

Vue sur le septième ciel...   

LES GARCONS NE PLEURENT PAS  (M.Bercot / C.Mercier)



Les garçons n'ont pas les sourcils longs

Ces sourcils que l'on baise

Ces baisers que l'on donne avec adoration

Des envies que l'on braise


Les garçons ne parlent pas de soi

De soi-même c'est indécent

Des soucis de passage, pas d'état

D'âme qui lamine en passant


Les garçons se blessent

Renaissent en apparence

Encaissent pour apprendre

Les garçons se baissent

Esquissent un corps dense

Esquivent une âme tendre


Boys don't cry

Imagine les larmes

Des gouttes parme

A l'odeur de filles... (bis)


Les garçons ont des lunettes en pierre

Pierre qui rouille se casse en douce

Ballons-guinguette pour sécher l'air

Lâcher de trouille, paquet de frousse


Les garçons ne disent rien sur l'amour

Ils font tout pour le faire

Poser des mains sur des seins lourds

Piller des âmes de femmes-mères


Les garçons se dressent

S'adressent à leur désir

S'empressent de venir

Les garçons délaissent

Volent à l'étalage

Déchirent la page


Boys don't cry

Imagine les larmes

Des gouttes parme

A l'odeur de filles (bis)

RIEN D'IMPORTANT (M.Bercot / P.Durand)



Parler d'une saison, des feuilles qui coulent

Du jaune qui dégouline d'un arbre en larmes

Parler des papillons, d'un baiser du bout des cils

Parler d'une vague au bord d'une âme un peu fragile


C'est comme ça aussi qu'on s'aime

En prenant la peine

De se dire un mot

Sur cette saison, les papillons

Des mots sans rien

D'important

Des mots quand même

Des mots qui prennent

La vie en cours...

Des mots d'amour


Parler d'un visage, d'une ride apparue

Depuis peu et lui donne l'air déçu

Parler des orages, de l'éclair au bout d'un fil

Parler d'un déluge au bord d'une vie assez tranquille


C'est comme ça aussi qu'on s'aime

En prenant la peine

De se dire un mot

Sur cette saison, les papillons

Des mots sans rien

D'important

Des mots quand même

Des mots qui prennent

La vie en cours...

Des mots d'amour

ENTRE DEUX MONDES  (M.Bercot / C.Mercier)



T'es passé comme un ange

Un ange aux cheveux fins

Un ange à frange, enfin

C'est une image

Pour dire combien 

T'avais l'air sage

L'air incertain

Entre deux mondes


Je m'souviens de ton sourire

Charmeur et enfantin

Des mines de clown

Ta manière de fuir

Ta manière de dire

Entre deux mondes

"Toi je t'aime bien...

Toi, j't'aime bien..."


Entre nous tu me manques

Parce que tu te planques

Comme une ombre chinoise


Entre deux mondes

Es-tu finalement seulement différent ?

Entre deux mondes

Es-tu finalement seulement différent ?


T'avais une jolie voix

N'est-ce pas ?

Je m'en souviens par bribes

Je l'entends parfois

J'ai gardé peut-être

Un air de Stella

Une seule lettre de toi

Je n'ai pas de photo

Un seul numéro

ça ne répond pas.


Entre nous tu me manques

Parce que tu me plantes

Au milieu d'une phrase 


Entre deux mondes

Es-tu finalement seulement différent ?

Entre deux mondes

Es-tu finalement seulement différent ?


Tu te tenais droit 

Le sourire éventuel

Bon public même

Parfois

Tristesse dans les yeux

Un regard las

Un regard en avance

Celui qui sait déjà

Que la vie se balance

Entre deux mondes

Et ton regard vert

Planté dans le vide

Entre deux hivers

Vert et livide

Tes doigts fouillant le piano 

La tête qui bouge

A côté du tempo 

Entre deux musiques

Loin du public


Entre deux mondes

Es-tu finalement seulement différent ?

Entre deux mondes

Es-tu finalement seulement différent ?

DES BOUTEILLES À LA MER  (M.Bercot / C.Mercier)



Quand j'vois des amoureux s'tenir

Par le cou, par la taille, la fermeture éclair

J'souris plus, j'vois ma tête qui pense

"Ah...! Vous croyez qu'ça s'passe comme ça ?"

Vous croyez qu'ça dure, ne mentez pas

Vous y croyez dur, comme fer, ça s'voit.


J'ai croisé quelqu'un

Qui n'y croyait pas

Un qui touchait du bois

Mais c'est pire que l'espoir

Un visage tendu vers le noir 

Un qui va toucher l'fond

Le fou du roi

Le dindon

Alors c'est quoi la solution...


Jeter des bouteilles à la mer

Une bouteille par continent

Le bateau ivre des amants

Jeter des bouteilles, au fond,

C'est comme pisser dans un violon


Faut pas croire qu'c'est solide

Les bras, les mains, la bouche

Tout ça, c'est la preuve de rien

Comme vous êtes sûrs, comme vous êtes candides

A vos pieds, y 'a des vers à la louche

Des maux à la pelle et des rateaux,

Des hommes blessés,

Des femmes involontairement tristes

Regardez-moi ces touristes !


Le vent tourne

Tenez-vous bien

Tant qu'il vous pousse,

Agrippez-vous à quoi ça sert

Tout ça c'est d'l'air,

C'est du vent,

S'il arrive par derrière

Vous pousse, vous enlève

Vous pose sur un nuage

S'il arrive en pleine face, y'a rien à faire

Il a l'droit, le vent contraire


Jeter des bouteilles à la mer (...)


Ca tourne mal c'est un point de vue

Car pour d'autres c'est idyllique

Ils viennent d'avoir l'déclic

Ils se prennent. Sans hésiter.

Vous êtes déçue le mot est faible  

Le vent fut fort, sept à huit nœuds

Je le vois dans vos yeux

La tempête et ses rides

La tempête et ses creux

Des cratères dans le seul cœur

Auquel on ait à faire.


Mais votre amour que devient-il ?

Il fait la guerre, il change de file

Il pense qu'à gauche, ça va plus vite

ça va plus vite quand on quitte

Vous êtes du mauvais côté

Du côté des quittés

C'était à droite alors

Qu'il fallait rester

Car votre amour que devient-il ? 

Entre la bosse et la cambrure    

Entre la messe et la bavure.


Jeter des bouteilles à mer (...)


Et votre amant, votre corsaire

En train de rire

De pourrir l'univers

En train de dire les mêmes mots

De reprendre les mêmes photos

Le vent souffle comme hier

Le vent souffle comme il faut

Il a ligoté les ordures

Broyé vos souvenirs

Jeté les larmes par-dessus bord

Jeté les guerres et les remords.


Et votre amour, votre ex-bien

Pendu à un autre sein

N'y pensez plus car le vent tourne

N'y pensez plus c'est pas malin

ça ferait ricochet

ça sauterait sur les blessures

Pour au final toucher le fond

Le fond de l'air est bien meilleur

Quand on est seul en haut du phare,

Tout seul peut-être, mais peinard.

SAIS-TU TOUT A FAIT A QUEL POINT JE T'AIME ? (M.Bercot / P.Durand)



Mes tartines grillées

Ton sucre qui tourne

Noyé dans le café

Le beurre doux, le magazine...

Comme c'est doux quand j'imagine

Le bruissement du journal

La paume de ta main

Sous le satin, sur ma cuisse

Sans me regarder 

Comme j'ai aimé...


Sais-tu tout à fait à quel point je t'aime ?

Je te le redirai pourvu que tu reviennes

Sais-tu tout à fait sur quel pied je danse ?

Sur celui de la chance


Faut-il que je cesse de t'aimer

De force

De force faut-il t'amadouer

Et t'embrasser

De force faut-il imaginer

Que tu m'aimes aussi

Que j'ai le droit

De t'aimer

Et puis

Recommencer


Si j'te disais

Comme je t'aime, comme je tremble

Peut-être tu saurais

Comme je t'aime, comme je tremble

Comme je t'aime

Je peux l'écrire 100 fois

Le chanter à la fois

Et ta voix

Tes yeux, tes sourcils

Tes cheveux, tes draps

Je voudrais dormir dans tout ça

Ecouter la pluie, le silence 

Etre ensemble, s'aimer

Ne plus descendre

Jamais.



Sais-tu tout à fait à quel point je t'aime ?

Je te le redirai pourvu que tu reviennes

Sais-tu tout à fait sur quel pied je danse ?

Sur celui de la chance


Faut-il que je cesse de t'aimer

De force

De force faut-il t'amadouer

Et t'embrasser

De force faut-il imaginer

Que tu m'aimes aussi

Que j'ai le droit

De t'aimer

Et puis...


Nos petits-déjeuners

A l'ombre de rien

Longs comme si enfin

C'était la seule chose à faire

De nécessaire...

Avant demain.

AUTOMNE-HIVER   (M.Bercot / C.Mercier)



Je mime une saison

C'est le temps qui paraît long

J'ai fait le tour du cadran

Il est sept heures moins dix ans

C'est l'hiver, d'abord l'hiver

L'ivresse blanche et le mohair

Une boule de neige en coton

De fausses fleurs sur le balcon


Je t'ai vu de là-haut

Du huitième ciel à vélo

Tu perds la clé du Père Noël

J'ai vu ta barbe beige-miel

Mon rêve colle pas avec tout

J'ai seulement froid dans le cou

Y'a des cloches mal accordées

L'hiver s'est fini sur un ré


Automne-hiver...


Le printemps s'accélère

Accidentellement vert

Véritablement mort

Je pense donc je dors

J'encaisse tes doux

Coups passe-partout

Je deal et je prive

Pour que l'un de nous vive


J'ai maudit ce rideau

Ridiculement clos

Je me méfie encore

De l'eau, du loup qui dort

L'été sort ses crocs

Moins de peur que de mots

L'humour perd ses feuilles

Et perdure en plein deuil


Automne-hiver... Automne-hiver...


ça blesse mais j'enjolive

A tel point que j'esquive

Je caresse un espoir

J'espère mais je m'égare


L'automne fait l'appel

Esquisse une lune de miel

Les prémisses tournent court

C'était donc ça l'amour !

L'hiver n'est plus d'accord

Mars a viré de bord

Retourné sa veste blanche

Pris son air du dimanche


Automne-hiver... Automne-hiver...

Automne-hiver... Automne-hiver...


Je me réveille tu es là

Tu as tiré tous les draps

Tu me dis "c'est samedi..."

Et les cloches sonnent le mi          

LA FORME DE MON AMOUR   (M.Bercot / C.Mercier)



La forme de mon amour

Mon amour je le vois rond

Le vôtre aussi probablement...

C'est le fond d'une bouteille

La ronde de mes seins

La lune quand elle est pleine

Ce sont les roues d'un train

Qui te rejoint.


La forme de mon amour

Mon amour je le vois rond

Le vôtre aussi c'est évident...

Ce sont deux nectarines

Un pamplemousse et un melon

Une boule de glace coquine

Les contours d'un bourgeon

Mi-figue, mi-raison.


La forme de son amour

Son amour est différent

C'est un carré probablement...

Un morceau d'chocolat noir

Un miroir sans soucis

C'est la manière dont tu pars

Dont tu me dis 

"A ce soir, chérie".


La forme de son amour

Son amour est déroutant

Un triangle apparemment...

C'est la bouche d'un nouveau-né

Et c'est le sexe de sa mère               

C'est un "A," presque un "V"          

Le nerf de la guerre     

Un bras de fer.


La forme de mon amour

Mon amour je le vois rond

Son amour est différent...

Faut mélanger les couleurs

Mettre de l'eau dans son bain

Un poisson dans le bonheur

Boire la goutte de vin

Mi-gigue, mi raisin.

L'INFINIMENT  (M.Bercot / C.Mercier)



Je manque d'humour

Quand il s'agit de toi

Je manque de toi tout court

N'est-ce pas ?


Mais je m'incline

Devant le vide

Je me jette

Quelqu'un me tire

La douleur de te connaître

Comme être


Je veux commettre

L'irréparable, l'indicible

Sauter du moins un

Est-ce le bon étage

Pour les moins que rien ?


Je périrais 

Si jamais je vivais

Quand même

Qui croirait que je t'aime ?


Je veux qu'on dise que je t'aime à mourir

Je périrais si jamais

Je vivais quand même

Qui croirait que je t'aime ?


Je me  traîne

Parterre, en dessous

Du niveau de la mer

Des vagues assasines

Ou l'infiniment air


Je taille dans le rouge

Afin que le manque

Coule jusqu'à toi

Amuser  le roi

Faut-il que j'abuse

De moi ?  Dis-moi


Je taille dans l'amour

Je jette l'ancre

Dans le sable émouvant

Je soulève un tank

Une tâche d'encre

Je fuis


Je périrais si jamais je vivais quand même

Qui croirait que je t'aime ?


Je veux qu'on dise que je t'aime à mourir

Je périrais si jamais

Je vivais quand même

Qui croirait que je t'aime ?


Tu me manques

L'infiniment toi

Tout ce désamour

Qu'on se dispute

Qu'on se destine

L'amour du monde qui se débine


Je veux davantage

J'exige le partage

De nos sens

Insensiblement

Je te demande

En mariage

Dans l'autre monde.

Post mort thème (M.Bercot / C.Mercier)



Quand la mort vous emmène

Pas lui mais tous les autres

Dans le camp des visages blêmes

Des épaules qui se vautrent

Des joues qui se creusent

Des cernes qui se mouillent

Quand une nuit orageuse

Un train de vie se rouille


Il n'y aura pas de drame

Pas de défaut dans l'programme

Planquez vos larmes

C'est pas l'moment

Pour la douleur dedans,

Pour les discours sur l'amour

On n'a pas l'temps

Pas l'temps...


Un seul être vous manque

Et faut tout repeupler

Trouver des tas de planques

De souvenirs animés

Ne plus chercher son corps

Accompagner son âme

Sauvegarder le décor

Ne pas baisser les armes


Il n'y aura pas de drame

Nos souvenirs ont tant de charme

Je fonds, je ris aux larmes

J'fais pas semblant

Y'a d'la douleur dedans,

Les discours sur l'amour

On n'a pas l'temps

On n'a pas l'temps

On n'a pas l'temps...


Je crois qu'j'déraille

Tu m'laisses sur la paille

Y'a rien qui m'aille

Que les r'trouvailles

J'crois qu'j'déraille

Tu m'laisses sur la paille

Post mort thème

Comme je t'aime

Tu m'laisses sur la paille

Post mort thème

J'crois qu'j'déraille...


Il n'y aura pas de drame

Pas un coin de cœur qui saigne

Rien qui vous gêne

J'fais pas semblant

Y'a d'la douleur dedans

Pour les discours sur l'amour

On n'a pas l'temps

On n'a pas l'temps...

Pas l'temps...

LE SENS (M.Bercot / C.Mercier)



L'animal horizontal

L'animal ignoble animal

Crache dans mes veines

Le poison d'un salaud

Petit médiocre et pâle


Animal infâme

Au fond de l'arêne

Crêve la dalle

Et pisse les mots


Chasser les lâches

Lâcher les chiens

Mordre dans la chair

Et signer de son sang

Saigner les méchants...


Pas se mouiller

Mouiller l'autre

L'autre trempé.

Tromper l'amour.

Et tout salir les mots

Vomir du faux


J'ignore la faille

J'ignore et je taille,

dedans, je crêve.

d'envie que tu plonges,

toi et le mensonge,

dans le mépris.

... Tes poubelles


La vérité violée

Sur un trottoir humide

L'œil révulsé

D'un menteur avide

Le mensonge affalé

Sur un coin de bitume

L'âme gaspillée

De celle qui se consume.

Le mensonge empêtré

Dans une moue informe

Affalé sur tes lèvres,

Ivres comme si la vie était maligne

Si ma douleur te faisait signe


La vérité violée

Une nuit de fausse lune

Un coin de toile cirée

Sans une tâche aucune.

La jouissance ratée

D'un mensonge impudique

Impuissant, dévasté

Par une âme ironique

Le corps fendu en mille

Dégoulinant de mal

La vérité enfile

Sa robe de carnaval


Tu mens mais t'es seul

T'es seulement bavard

Tu parles et tu dégueules

L'insensé de l'histoire

Tu parles de laideur

Et tu pilles l'impensable

Tu craches sur l'honneur

Et tu baises sur un coin de table.


Et tu baves des rêves noirs

Tu rigoles jaune comme la mort

Tu crois plus à ton histoire

Où l'enfant meurt parce qu'il dort.


Le pire c'est cette fille

Qui t'a pas entendu

Venir de si loin

Tes sabots à l'envers,

Le pire c'est que tu brilles

Même quand tu pues

Et elle qui ne sent rien

Elle qui sent la mer...


Le compte à rebours

Indécent parcours

Je rêve que t'es sourd

Qu'on mime l'amour,

Que je te crie des mots

Atrocement beaux

Et que tu n'entends pas

Tu cherches et tu sais plus...



Le sens.

  Textes de l’Album “Ma langue au chat”

  1. 1.L’infiniment

  2. 2.Ani

  3. 3.Sept fois trois 21

  4. 4.Les garçons ne pleurent pas

  5. 5.Rien d’important

  6. 6.Entre deux mondes

  7. 7.Au bord

  8. 8.Des bouteilles à la mer

  9. 9.Post mort thème

  10. 10. Sais-tu tout à fait

  1. à quel point je t’aime ?

  1. 11. Automne-hiver

  2. 12. La forme de mon amour

  3. 13. Le sens

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