Titres

 
 

LES NOCES DE MENTHE (M.Bercot / P.Durand)



Qui parle de toujours

Maintenant c'est bien

Et c'est assez

Qui roule sur l'amour

Goûte les matins

Sans les compter


Jamais j'avoue

Je n'ai de goût

Pour l'éternité

J'aime j'avoue

Les amours d'août

On peut en douter


Si les noces de menthe

Tombaient sur un 30 février,

J'aurais pu t'épouser.


Qui de vous va me tendre

Un quartier de mangue

Un narguilé

Qui de vous va me vendre

De l'amour qui tangue

Du bon côté


J'veux pas des micmacs

Et des pics

Qu'on peut se lancer

J'aime pas le tic tac

Et le clic

Des heures délavées


Si les noces de menthe

Tombaient sur un 30 février,

J'aurais pu t'épouser.


J'aime pas les piques

Les mots pas chics

L'air acidulé

Y'a plein de micmacs

Et de tics

Qu'on peut annuler


Si les noces de menthe

Tombaient sur un 30 février,

J'aurais pu t'épouser.

 

CARAVANE (M.Bercot / P. Durand)



Je tombe dans les prunes

Je ne sais pas pourquoi

J'ai si froid

Peut-être

Tu n'es plus là


Si je fuis dans la lune

Donne un signe de toi

Une étoile

Filante

Suffira.


Jamais ton ange ne me prêtera

Deux ailes blanches trop grandes pour moi


Un billet pour Saturne

Un manège pour trois

Une balançoire

Sur un cumulus

Je t'attends là


J'aurai ma robe prune

Tu me reconnaîtras

Un bouquet de roses

Mauves, venues

D'en bas


Mais jamais ton ange ne me prêtera

Deux ailes blanches trop grandes pour moi


Un piano dans les dunes

Un air qui n'se danse pas

Une caravane près d'un terminus

Dors-tu là ?


         (Pour Michel)

ALBERT (M.Bercot / C.Mercier)



Albert est là depuis toujours

Il connaît les poissons

Les poissons blancs, les poissons noirs, les poissons jaunes

Les poissons roses, les nez de clônes

Il connaît l'aquarium des mères

Les grands, les mini,

Il ne dit pas grand chose Albert, il ne fait pas de bruit

Il regarde par terre, il sourit.


J'aime la voix d'Albert

Elle est douce,

Elle est tendre

Posée là comme un nid de coton

Où l'on se dore,

On peut prétendre

Naître pour de bon.


Elle sait la voix d'Albert

Elle sait quand c'est dur, quand on respire mal

Elle sait quand on n'sait plus

La force du vent, la marée qui descend...


Elle remonte, la voix d'Albert

Le moral en péril

Elle efface les fautes, elle dit c'est pas grave

Elle sourit.

Il ne sait plus, Albert

Les yeux de mes 16 printemps

Il a vu les pieds de mes 19, les mains de mes 20,

Le ventre de mes 30 et les seins de mes 31,

34 larmes silencieuses et vaines

Sur mes joues rieuses, bigoudaines


J'aime la voix d'Albert

Elle est douce,

Elle est tendre

Posée là comme un nid de coton

Où l'on se dore,

On peut prétendre

Naître pour de bon.


Elle sait la voix d'Albert

Elle sait quand c'est dur, quand on respire mal

Elle sait quand on n'sait plus

La force du vent, la marée qui descend...


Il se cache, Albert

Il cache pour bien faire

Le velours et la soie

Les rigoles qui pleurent

Il sait, Albert

L'élégance et le silence...

Il serre la main qu'on lui tendait

Il dit quelque chose de gentil,

Une évidence,

Il sourit.

Il sert une autre main

Aux ongles trop courts

Des ventres plein d'amour,

Il change l'eau du bocal

Il parle au poisson

Il dit "faites attention...

Mais pas trop, c'est pas la peine

Il sait nager

Il est bien votre bébé

Voyez comme il bouge..."


Il est bien Albert

Il ne changera pas,

Et sa voix

Dites-moi

Qu'il sera là depuis toujours

Pour changer l'eau des poissons rouges

Pour changer l'eau des poissons rouges...

MERCI PARCE QUE JE T’AIME (M.Bercot / C.Mercier)



Y'a d'abord eu des regards

Pas tous obligatoires

Et puis un signe de la main

Comme si tu en avais besoin

On aurait pu faire sans ça

Juste lever le bras droit

Et dire au pire on le jure

Mais y'avait tout de si sûr


Merci parce que je t'aime, merci parce que je t'aime

Je n'ai pas dit ça deux fois


On n'est à l'abri de rien

Coups de tête, coups de reins

Mais je suis en-dessous de tout

Je nous sens au-dessus de vous

J'ai bien envie d'être dupe

Je dérive, oui mais chut

Y'a des détails qui m'abandonnent

Pourvu que l'essentiel sonne


Merci parce que je t'aime, merci parce que je t'aime

Je n'ai pas dit ça deux fois

Merci parce que je t'aime, merci parce que je t'aime

J'avais jamais vu ça comme ça


Si j'avais su que c'était ça

Je n'en aurais pas fait un plat

Pendant ces années de baptême de l'amour

Ces années de carême

Y'en a bien qui sont passées,

Des âmes qui m'ont fait du pied

J'ai souvent cru que c'était sûr

La tête la dernière dans le mur


Si j'ai découvert autre chose

J'ai découvert une couleur

J'ai saigné du coeur, Seigneur

Je signe une nouvelle clause

Non je n'espère pas

Non pas que je tempère

Tant pis, je ne crois pas

A ce qui vient, qui va

Non je n'espère pas

Rien de tout ça j'espère

N'arrivera

N'est-ce pas que l'espoir se perd

Avec les peurs et coetera...

LES AMANTS (M.Bercot / P.Durand)



J'aime les amants

Qui s'entraînent

Doucement dans

L'amour dont

On se sert,

Fort et si tendre,

Pour apprendre...


Les amants

Qui ne se prennent

Ni par fantaisie

Ni pas dilemme

Ils soulagent

Leurs maux d'enfants grands,

Tournent les pages

Tourne le vent...


Et si tu nous sépares

Si tu oublies

Le tiers du quart

De c'qu'on s'était dit

Mon amour colle

Pourquoi tu ris ?

Juste une parole,

Je serais guérie...


Au fil des tangages

Ils se lient, se libèrent

Ils balancent de rage

Leur lot de chimères

Les amants se pardonnent

Leurs déraisons

Ils n'ont

Pas de peur.

OCCUPE-TOI DE  TA  MERE (M.Bercot / C.Mercier)


Si tes yeux sont bleus

C'est pour montrer la mer à ta mère

Si t'es plus grand que l'univers

C'est pour la protéger des dieux

Si tu l'emmènes à la campagne

C'est pour l'éloigner des putains

Si tu cours plus vite que le lièvre

C'est pour protéger les lapins


Occupe-toi de ta mère

Pendant ce temps

J'm'occupe de mes oignons

Prends soin d'elle cet hiver

Si je lui manque

Chante-lui des chansons


Si le temps est long

C'est pour vous laisser le temps

Si t'es plus mûr que l'abricot vert

C'est pour qu'elle croque la pomme, ta mère

Si t'es plus sage qu'un grand frère

C'est pour entendre pleurer les gens

Si tu rigoles fort quand elle pleure

Tu verras le soleil qui ment


Occupe-toi de ta mère

Pendant ce temps

J'm'occupe de mes oignons

Prends soin d'elle cet hiver

Si je lui manque

Chante-lui des chansons


Dis-lui que tout va bien, ça a l'air de lui plaire

Tout va bien, tout va bien

Rien n'ira de travers

Comment vas-tu mon petit père

Dis-moi comment vas ta mère

As-tu pensé à son vaccin

Tout va bien, tout va bien

Tout va bien, tout va bien

Tout va bien, tout va bien...


Si tes yeux sont grands ouverts

C'est pour montrer la terre à ta mère

Si les étoiles collent entre elles

C'est que c'est pas le bon ciel

Si tu la serres encore plus fort

C'est pour lui dire que je l'aime

Si t'es plus là, mon petit roi,

Elle sera folle dans deux mois


Occupe-toi de ta mère

Pendant ce temps

J'm'occupe de mes oignons

Prends soin d'elle cet hiver

Si je lui manque

Chante-lui des chansons

IL EST PARTI, IL A FILÉ (M.Bercot / L.Bertin)



Il est parti, il a filé

Il a traversé le voile

Planté la terre des gauchers

Mimé le clown des fins de bal


Tu es parti, on peut se voir

J'ai mis la lune en tabouret

J'ai rien à dire, je veux m'asseoir

Ignorer les 1er juillet


Tu es parti, faut que j'te parle

J't'ai demandé de m'oublier

Tu es parti mais c'est normal

Y'a rien à dire, rien à cirer


Tu es parti, c'est pas la peine

De s'maquiller les visages

Et mendier pour que tu reviennes

Toi qui pensais que j'étais sage...


Tu es parti, y'a rien à faire

Y'a pas moyen d'se défiler

Y'a que t'aimais tellement la mer

Et quand la terre n'a plus pied


Tu es parti, tu es parti

Avant d'avoir tué le vent

J'ai tendu, attendu les cris

Vendu la peau de l'ouragan


Tu es parti, au nom du père

Je n'y avais jamais songé

Si j'avais su j'aurais souffert

J'crois même que j'aurais pleuré


Tu es parti, j'en ai rêvé

J't'ai vu à deux pas du ciel

C'était comme un champ de blé

Sur les épaules d'un arc-en-ciel


Tu es parti  mais c'est bizarre

J'pourrais encore me retourner

Imaginer que tu prépares

Un poisson d'avril en janvier...


Il est parti, il a filé

Parti. Y'a rien à faire.

Parti, parti, parti

Il est parti, au nom du père.

SANS DESSOUS DESSUS  (M.Bercot / C.Mercier)


Le temps qui court trop vite

Tous ces gens qui s'agitent autour

J'entends les vautours


Faut pas qu'je tombe

Repartir à zéro

Où que j'aille

J'voudrais voler

Quand ça déraille

Qui vient me chercher ?

J'suis prête à tout

Chavirer, décaler

Oublier, oublier le détail

Qui nous prive d'un rendez-vous


J'te pardonne,

Je me donne sens dessus dessous

J'te pardonne,

J'veux qu'ça sonne sens dessus dessous


J'peux pas lutter, il faut

Le vent dans le dos

Où qu'on aille

J'crois plus aux solos

Chacun pour sa paille

J'attends ton feu vert

J'connais plein d'univers pairs

Là c'est rouge, faut qu'je bouge

Stopper la bataille

Qui nous fout sens dessus dessous


J'te pardonne,

je me donne sans sous-entendu

J'te pardonne

Je m'adonne sans dessous dessus

J’ENTENDS LE SOLEIL... (M.Bercot / C.Mercier)



Tu te mesurais au tronc des cerisiers

Des fois même tu pleurais

Pour grandir plus vite,

Grandir plus vite...


C'est là qu'on te disait

De compter les grillons

Jusqu'au 5 mai

De rentrer les moutons...


J'aurais payé pour te voir à 5 ans

Voir tes yeux d'amour, de futur amant

Et ton regard noir

Qui fixait le mas,

Les champs de carambars ,

Et le temps qui passe, le temps qui

passe...


Ecouter Nado beaucoup plus longtemps

Dans le coton clos d'un hamac blanc

Ecouter l'histoire de ton corps tremblant

Au do d'une guitare, qui dansait

dedans...


Passer des orages à casser les plumes

Rendre cet hommage aux croissants de

lune

Entrer dans la danse

Folle cévenole

Ame qu'on balance

Dans la farandole...


J'ai pas oublié, j'entends le soleil

J'ai pas essayé de noyer les abeilles

C'était au mois d'août

Quatre-vingt-dix-sept

Une ballade qui coûte

Un clou dans la tête

Un clou dans la tête...

LES ÂMES SAVANTES  (M.Bercot / C.Mercier)



Cette histoire n'a pas de sens

Faut dire qu'elle n'a pas de chance

D'emmener quelque part

Aucune chance de s'asseoir

Sur un banc tranquille

En dehors de la ville


Dire qu'elle est arrivée trop tard

En deuxième histoire

Que c'est une question d'année

Ou de seconde

Comme aux championnats du monde

Dire que c'est dommage

Regarder l'autre, pleurer de rage...


Les âmes savantes s'éloignent de la terre

Les âmes savantes, pudiques et étrangères


Des corps qui se méprennent

Et se confondent avec l'Eden

Des yeux qui se dévorent

Pas des lèvres qui s'ignorent

J'ai cru y voir le millième soir

Le mirage, au fond, d'un grand voyage...


Les âmes savantes s'éloignent de la terre

Les âmes savantes, pudiques et étrangères


L'amour-patience ne bouge pas, il est là

Il attend le retour

De celle qui s'égare, qui fait le détour

D'un vague trou de mémoire

L'amour-démence ferme les yeux

Et soudain se retire

Demande pardon,

Jure de ne plus revenir

S'accuse et remercie

Pour le plaisir


Les âmes savantes s'éloignent de la terre

Les âmes savantes, pudiques et étrangères

BLEU MARINE (M.Bercot / C.Mercier)



Vouloir mourir

Savoir qu'on mourra pas

Pas assez mal pour ça

Pas assez bien pour vivre

Entre les deux

Amoureux, de rien

Pas de goût pour demain


Un jour passable

Passablement triste

Et mon cœur qui résiste

Il lâchera seulement

Quand il sera l'heure

Faut pas avoir peur

D'attendre longtemps


Bleu Marine

Entre noir et bleu

Entre les deux

Sublime

Et malheureux


Rêver d'être ailleurs

Où on n'sent rien

Où aucune main n'se tende

Il n'y a pas besoin

Vouloir mourir

Être dans l'ombre

J'ai mal aux yeux

J'ai rien à dire

Je peux décrire

J'invente rien

Y'a pas d'couleur

Y'a pas d'envie,

Les sourires sont loin

Les sourires pleurent

Mon âme pleut

Mon âme bleue


Bleu Marine

Entre noir et bleu

Entre les deux

Sublime

Et malheureux.

L’EPOUVANTAIL (M.Bercot / C.Mercier)



Sur la scène, j'ai vu un épouvantail, Tom

Un animal phénoménal, Tom

Le pantalon trempé dans la farine

Chapeau mi-long et veste soir


Il chantait l'épouvantail, l'épouvantail

Dansait l'épouvantail, l'épouvantail

Il savait, Tom, c'que ça faisait d'être libre

Il chantait l'épouvantail, l'épouvantail

Dansait l'épouvantail, l'épouvantail

Il voulait, Tom, nous faire voir comme il vibre


J'ai vu Tom

J'ai vu sa lumière,

Les yeux bleus de l'épouvantail,

Les épaules qui bâillent,

Les deux pieds plantés dans la terre, Tom

Les mains tendues vers l'Univers...

Tom le poète, le magicien, Tom

Tom Boum Boum, Tom Boum Boum, chut, Boum...


Il chantait l'épouvantail, l'épouvantail (...)


Tom, une palette

Un pantin, Tom

Des paillettes en or,

Son âme répète "L'amour, Tom, toujours l'amour, Tom

Toujours l'amour".


L'artiste braille, il déraille, débraille, pas triste, Tom

L'artiste brouille, l'artiste gouaille, il s'éraille

Public dérouille, des rires Tom, dérisoire ce que nous sommes,

Il nous aspire, Tom, chavire, Tom.


Il chantait l'épouvantail, l'épouvantail

Dansait l'épouvantail, l'épouvantail

Il disait de l'or dans la voix   

Il chantait l'épouvantail, l'épouvantail

Dansait l'épouvantail, l'épouvantail

Il disait de l'or dans la voix   

Il chantait l'épouvantail, l'évpouvantail

Dansait l'épouvantail, l'épouvantail

Il disait, Tom, de l'or dans la voix

De l'or dans la voix, de l'or dans la voix

Il disait, Tom, de l'or dans la voix

Tom... Tom... Tom... Tom...

  Textes de l’Album “Les Amants”

  1. 1.Ouverture

  2. 2.Les noces de menthe

  3. 3.Caravane

  4. 4.Albert

  5. 5.Merci parce que je t’aime

  6. 6.Les amants

  7. 7.Occupe-toi de ta mère

  8. 8.Il est parti, il a filé

  9. 9.Sans dessous dessus

  10. 10. J’entends le soleil

  11. 11. Les âmes savantes

  12. 12. Bleu Marine

  13. 13. L’épouvantail

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