Les garçons n’ont pas les sourcils longsCes sourcils que l’on baiseCes baisers que l’on donne avec adorationDes envies que l’on braiseLes garçons ne parlent pas de soiDe soi-même c’est indécentDes soucis de passage, pas d’étatD’âme qui lamine en passantLes garçons se blessentRenaissent en apparenceEncaissent pour apprendreLes garçons se baissentEsquissent un corps denseEsquivent une âme tendreBoys don’t cryImagine les larmesDes gouttes parmeA l’odeur de filles...Les garçons ont des lunettes en pierrePierre qui rouille se casse en douceBallons-guinguette pour sécher l’airLâcher de trouille, paquet de frousseLes garçons ne disent rien sur l’amourIls font tout pour le fairePoser des mains sur des seins lourdsPiller des âmes de femmes-mèresLes garçons se dressentS’adressent à leur désirS’empressent de venirLes garçons délaissentVolent à l’étalageDéchirent la pageBoys don’t cryImagine les larmesDes gouttes parmeA l’odeur de filles