L’animal horizontalL’animal ignoble animalCrache dans mes veinesLe poison d’un salaudPetit médiocre et pâleAnimal infâmeAu fond de l’arêneCrêve la dalleEt pisse les motsChasser les lâchesLâcher les chiensMordre dans la chairEt signer de son sangSaigner les méchants...Pas se mouillerMouiller l’autreL’autre trempé.Tromper l’amour.Et tout salir les motsVomir du fauxJ’ignore la failleJ’ignore et je taille,dedans, je crêve.d’envie que tu plonges,toi et le mensonge,dans le mépris.... Tes poubellesLa vérité violéeSur un trottoir humideL’œil révulséD’un menteur avideLe mensonge affaléSur un coin de bitumeL’âme gaspilléeDe celle qui se consume.Le mensonge empêtréDans une moue informeAffalé sur tes lèvres,Ivres comme si la vie était maligneSi ma douleur te faisait signe…La vérité violéeUne nuit de fausse luneUn coin de toile ciréeSans une tâche aucune.La jouissance ratéeD’un mensonge impudiqueImpuissant, dévastéPar une âme ironiqueLe corps fendu en milleDégoulinant de malLa vérité enfileSa robe de carnaval…Tu mens mais t’es seulT’es seulement bavardTu parles et tu dégueulesL’insensé de l’histoireTu parles de laideurEt tu pilles l’impensableTu craches sur l’honneurEt tu baises sur un coin de table.Et tu baves des rêves noirsTu rigoles jaune comme la mortTu crois plus à ton histoireOù l’enfant meurt parce qu’il dort.Le pire c’est cette filleQui t’a pas entenduVenir de si loinTes sabots à l’envers,Le pire c’est que tu brillesMême quand tu puesEt elle qui ne sent rienElle qui sent la mer...Le compte à reboursIndécent parcoursJe rêve que t’es sourdQu’on mime l’amour,Que je te crie des motsAtrocement beauxEt que tu n’entends pasTu cherches et tu sais plus...Le sens.