Nous avons rendez-vous sous la pluieAu pied d’une tourOu que sais-je…On m’a parlé de toi mille fois tropJ’ai rêvé mille fois de ta voixEt de me perdreDans tes grillesTes carrés numerotésTes espaces verts, vers où déjà... ?Rendez-vous quelque part1h moins le quart, jour de la Saint-RobertToujours un anniversaireAvec CharlElie qui reconstruit ; il est chez lui maintenant19th floor on 56thAilleurs il y a Jacky, sa funny ValentineEt son sourire quand il prononce ton nomSteve et ses yeux vagues de pianisteSes mains de taxi à BrooklynIsild, même, promène sa liberté blonde dans tes escaliers en ferPerchée sur ses rollers elle fait le tour du mondeEt son sourire tu peux le boireJe pense à tous ceux qui ont joué au Village rouge, au pays de BirdA la Note Bleue, ceux qui me prêtent leur lumière encore... ce soirJe pense à me perdreComme les villes sont aspirantesComme je m’ennivre toute seuleComme je m’ennuie de votre selComme je te célèbreComme je dis ton nom en boucle et tu m’embarques et je t’emporte,New York.Mais pourquoi pleus-tu ?Pourquoi veux-tu que je pleure ?Tes larmes sur mes joues ne veulent rien direJe me sens bien par tous les tempsJe ne tente rien d’intelligentJe veux être sûre de rester c’est toutJe réserve ma place sur un de tes flans"Williamsburg, a dit Maurice, if you can check…"Je voudrais Harlem et le Bronx forcémentPeut-être l’âme de Buenos AiresComme elle est belle aussi la villeSes rues brûlantesSes rues lentes et silencieusesDangereuses lit-onOui mais c’est là que j’étais moi-mêmeLà que je me sentais libreTouchéeC’est le Bronx forcémentQue je voudrais apprendre iciEst-ce que tu m’invites ?Puis-je habiter où je veux ?Tu me prêtes tes jeux ?Tu ne pleus plusIl y a du soleil sur tes ruesQui défilent en nombreEn ombre ChinatownEn ombres incalculables de foisJe marche dans NolitaJusqu’à Rice, Elisabeth SteetJe cours de bonheur, je me gourre de vie je devrais dormir dans ton litTous les joursMe réveiller contre toiT’offrir des fleurs, mieux que çaJe te promets la luneJe ne pèserai pas plus lourd que deux plumesLaisse-moi t’appartenirPorter ton nomÀ l’intérieurT’emmener loin du 11 septembreNon mais je perds la tête !Qui suis-je ?Me contenterai-jeDe me perdre dans toiPendant des heuresEt te quitterPour quelques mois ?Je ne serai pas sageJ’ai envie de mon toît iciJ’ai envie comme une gamineDe jouer en haut des buildingsJ’ai envie comme une femmeQue tu me prennesPar le couQue tu me retiennesQue tu me planquesQue je plaque toutQu’on s’enferme dans tes kilomètresQue je ne m’enferme plus jamaisEt que je m’envoleJe te vole un secretJe te laisse un mot sur le frigo"I’m in Doma"I love New YorkComme les touristesNon mais je perds la têteQui suis-je ?Une touriste… plus heureuse qu’avantC’est tout... une touristeAvec un tee-shirt dans la têteC’est tout.I love New YorkComme les touristesNon mais je perds la têteQui suis-je ?Une touriste... un pense-bêteUne touristeAvec un tee-shirt dans la tête.Et c’est tout.