Je t’imagineDans ton inconfortMe parlerDans ton inconfortJe t’imagineM’imaginer.Quel goût ai-je dans ma boucheComment suis-je habilléOù regardent mes piedsEst-ce le plafond ou le solSuis-je étendue,AgenouilléeAi-je lavé mon bol ?Dans ton inconfortTu te balladesSur ma vie quotidienneTu te promènesDans mes détailsCar je te manqueDans les détailsTu me parles sous ta fenêtreTu as froid, tu ne devrais pasL’air chaud du radiateur…Non tu as froidCar je te manqueTu ne le dis même plusTu le constaterasQuand nous serons coupésCoupés du mondeCoupés du fil du téléphoneEt jetés dans la rue.Je t’imagineM’imaginerComme je ne veux pasComme je ne suis plusMe prendre comme avantComme un amour haletantAs-tu eu le tempsDe changer ?Le voulais-tu seulement ?Je t’imagineDans mon confortMe servirMe desservirCar je n’aime plus.Ce que j’aimeC’est l’inconfortC’est ne pas savoir,C’est être libreDe renaître,Libre de ne pas êtreA la hauteurDe tes attentes,Libre les 30Février.Ce que j’aimeCe sont les fils coupésLe cordon de la madoneLe nombril du téléphoneJ’aime vouloirJ’aime ma libertéDans mon couloirMa Volonté qui se ressereQui te libèreEt nous donne congé.Je t’imagine m’aimerPrier pour que mes piedsRegardent le ciel.Mais je suis à genouxJe suis fatiguéeDe devoir te suivreEncoreDevoir prierDans l’inconfortDe mon amourMort.