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Blanc comme neige

Toi l’homme qui te glissait
Entre le coton et le lait,
Toi l’homme qui te glissait
Entre la jupette et la craie
 
Je suis la femme et le délice
Tu es la lame du couteau,
Tu es le noyau qui s’immisce
Sous le velours d’un abricot
 
Je te vois blanc comme neige, est-ce un privilège ?
Je te vois blanc comme neige, est-ce un privilège ?
 
Suis-je toujours ta princesse
Avec ma couronne et mes tresses,
Ou ai-je des airs de putain
Avec mes talons et mes seins ?
 
Faut m’arroser pour que je pousse,
Que ton désir m’éclabousse,
Et parler pour que je me taise,
Autant de mots pris sous la braise.
 
Je te vois blanc comme neige, est-ce un privilège ?
Je te vois blanc comme neige, est-ce un privilège ?
 
Baiser les pieds de l’inconscience,
Mélanger le père et l’obscur,
Je me souviens de cette danse,
Au goût de transe et de bavure.
 
Suis-je toujours ta princesse,
Mi-figue, mi-maîtresse
Mi-fille, mi-raisin,
Avec mes talons et mes seins ?
`
Baiser les pieds de l’inconscience,
Mélanger le père et l’obscur,
Je me souviens de cette danse,
Au goût de transe et de bavure.
 
Je te vois blanc comme neige, est-ce un privilège ?
Je te vois blanc comme neige, est-ce un privilège ?
 
Je suis fichue de t’aimer
Malgré les vagues et l’amertume,
L’humide et l’acidulé,
Et le goût de l’écume.