Je mime une saisonC’est le temps qui paraît longJ’ai fait le tour du cadranIl est sept heures moins dix ansC’est l’hiver, d’abord l’hiverL’ivresse blanche et le mohairUne boule de neige en cotonDe fausses fleurs sur le balconJe t’ai vu de là-hautDu huitième ciel à véloTu perds la clé du Père NoëlJ’ai vu ta barbe beige-mielMon rêve colle pas avec toutJ’ai seulement froid dans le couY’a des cloches mal accordéesL’hiver s’est fini sur un réAutomne-hiver...Le printemps s’accélèreAccidentellement vertVéritablement mortJe pense donc je dorsJ’encaisse tes douxCoups passe-partoutJe deal et je privePour que l’un de nous viveJ’ai maudit ce rideauRidiculement closJe me méfie encoreDe l’eau, du loup qui dortL’été sort ses crocsMoins de peur que de motsL’humour perd ses feuillesEt perdure en plein deuilAutomne-hiver... Automne-hiver...ça blesse mais j’enjoliveA tel point que j’esquiveJe caresse un espoirJ’espère mais je m’égareL’automne fait l’appelEsquisse une lune de mielLes prémisses tournent courtC’était donc ça l’amour !L’hiver n’est plus d’accordMars a viré de bordRetourné sa veste blanchePris son air du dimancheAutomne-hiver... Automne-hiver...Automne-hiver... Automne-hiver...Je me réveille tu es làTu as tiré tous les drapsTu me dis "c’est samedi..."Et les cloches sonnent le mi